Orchidée sauvage orchis mâle, aurore et cardamine

Orchis mâle (Orchis mascula) : la première orchidée sauvage | Macrophotographie

Comme chaque année, la première orchidée sauvage à fleurir dans ma campagne est l’orchis mâle : une jolie grappe de fleurs rouges, dont la couleur varie du pourpre le plus foncé au rose très pâle, et même parfois au blanc pur. Déjà, les orchis pourpres s’apprêtent à lui disputer la vedette, tandis qu’en sous-bois, les discrètes listères et ophrys mouches entrent elles aussi dans la danse.

Alors, vite, avant qu’elles ne soient toutes fanées, voilà une première série d’orchidées printanières orchis mâle. Lumière douce, contrejour de fin de journée, pour des photos pimpantes et printanières tout droit sorties de ma série Une nature aquarelle.

Sur la seconde image, on distingue au sol les taches caractéristiques qui mouchettent la rosette de feuilles de l’orchis mâle (les feuilles sont fréquemment mouchetées, mais les taches sont parfois absentes : ce n’est pas un critère distinctif, juste une aide à l’identification). 

 

Euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides)

Mais les orchidées ne sont pas les seules à capter la lumière, en ce printemps timide. Les euphorbes ont cette capacité à passer d’un vert grisé à l’ombre à un vert acidulé, presque fluo, lorsqu’ils sont traversés d’un rayon de soleil.

Papillon aurore sur cardamine

Allez, avant de partir, voilà l’un des premiers papillons de l’année : l’aurore (ici un mâle reconnaissable à la tâche orange sur les ailes, qui se devine en transparence) posé sur une cardamine.

Pourquoi voit-on toujours les aurores sur des cardamines? Parce-que c’est là qu’ils naissent. La cardamine et quelques autres plantes crucifères font partie des plantes hôtes de l’aurore : les adultes y pondent leurs oeufs et les chenilles écloses s’en nourrissent. La plupart des photos sur lesquelles on peut voir un papillon aurore sur une cardamine montrent donc un  papillon tout fraîchement nymphosé, qui n’a pas encore réellement pris son envol. La cardamine n’est donc pas une source de nourriture pour l’adulte mais pour la chenille.

Photographes, soyez d’autant plus vigilants à préserver le papillon et l’intégrité de son environnement : il est encore fragile, les ailes peut-être pas tout à fait encore assez durcies pour fuir un éventuel prédateur. Attention également où vous mettez les pieds: il y a souvent plusieurs jeunes aurores au même endroit. Il ne faudrait pas en bousculer un par mégarde au risque de lui déformer irrémédiablement les ailes, sous prétexte d’en photographier un autre.

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