Plaine de Champagne et colza

Mes horizons bleu garance se déclinent parfois en plein jour. Donner du sens au geste, capter la lumière avec juste la bonne vitesse pour esquisser une atmosphère. Voilà quelques images printanières, qui comme d’habitude sont réalisées in situ, en donnant simplement un mouvement à l’appareil photo.

Journée d’été au coeur du printemps : enfin! La lumière danse sur la peau. Les bras nus profitent d’un jour encore sans moustique. Le dernier?… Le sentier rejoint la forêt toute fraîche et parfumée. Le sous-bois est obscur. Il ralentit la vitesse du capteur. On se retourne. Les lignes se troublent Les yeux plissés ne voient plus que les couleurs au delà des arbres.

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Le temps d’accommoder. Le temps des cathédrales. Les premières, celles tressées de sylves et d’air. La nature est un temple… me répète le poète comme un mantra dans l’oreille. Là-bas, en arrière, par là-même où j’ai fait mon entrée en forêt, explosent les vitraux de couleurs printanières.

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Le temps de se perdre sous les voûtes que déjà s’impose le temps du retour. Retour au calme. A la tiédeur du soir. A la lumière qui file à bout de bras sur la plaine de Champagne ensoleillée de colzas en fleurs…

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Parfois, ça n’est pas la ligne pure qui importe, mais plutôt la courbe discrète qui serpente en plein ciel et calligraphie la respiration du marcheur.

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Côté photo : Ces photos ont été faites à main levée, sans ajout de flou en post-traitement. Les effets sont le fruit d’un flou de bouger de l’appareil. Pour certaines, j’ai utilisé un filtre gris neutre.

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